Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

Édito, Hebdo Blog 69

De Rio, la merveilleuse, à la surprise de Barcelone…

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Dès l’ouverture du Congrès, le ton était donné par Miquel Bassols, Président de l’Association Mondiale de Psychanalyse, qui soulignait qu’il s’agit pour le psychanalyste d’écouter « les résonances de cette langue qui ne se laisse pas appréhender par la langue du linguiste ou par celle de la technique mais dans laquelle se produit cet écho d’un dire dans le corps, expression par laquelle Lacan définit la pulsion : l’écho dans le corps du fait qu’il y ait un dire. C’est une définition qui nous rapproche du mystère du corps parlant. Il rend, pour chacun, singulier le sens et le hors-sens de la langue commune, dans la mesure où elle résonne dans son corps d’une manière incomparable.»

Marcus André Vieira, Directeur du Congrès, nous invitait à « faire face aux pouvoirs de la parole à partir de ce qui est parlant dans le corps et qui n’est pas parole ». À entendre la série des interventions, et tout particulièrement celles des AE, nous pouvions être spécialement attentifs à la façon dont la parole avait affecté le corps, et très sensibles à leur énonciation syntone avec un mode de jouir.

« La parole passe par le corps et en retour affecte le corps qui est son émetteur, sous forme de phénomènes de résonances et d’échos » : J.-A. Miller a déployé cette dimension, lors de son intervention, afin qu’une ponctuation essentielle de l’enseignement de Lacan ne nous échappe pas : «  La résonance, l’écho de la parole dans le corps sont le réel – le réel à la fois de ce que Freud a appelé inconscient et pulsion. En ce sens, l’inconscient et le corps parlant sont un seul et même réel. Il y a équivalence entre inconscient et pulsion pour autant que ces deux termes ont une commune origine qui est l’effet de la parole dans le corps, les affects somatiques de la langue, de lalangue. »

Nous étions plus de 1600 participants venus des sept Écoles de l’AMP, pour le Xème Congrès de l’AMP, à Rio de Janeiro. Oui, nous fûmes merveilleusement accueillis par nos collègues de l’Ecole Brésilienne de Psychanalyse (EBP), à travers une organisation aussi efficace que délicate. Surtout, un accueil préparé depuis de longs mois, au rythme de travaux rigoureux et neufs, tant le thème du corps parlant nous a entraînés vers de nouveaux horizons.

Chers lecteurs, vous êtes sans doute impatients de savoir plus sur les travaux de ce Congrès. En attendant leur publication dans les différentes revues des Écoles, le Directoire de l’ECF vous adresse quelques vibrations des moments forts de ce Congrès. Voici trois interviews réalisées en direct de Rio, autour des moments forts de ce Congrès : le livre événement du Congrès, la passe dans son actualité, la politique de psychanalyse à travers l’organisation de ce Congrès et ses travaux cliniques.

Et maintenant ? Vingt ans après le premier Congrès de l’AMP sur le Partenaire-symptôme, Barcelone s’apprête à recevoir à nouveau la communauté psychanalytique lacanienne. Anna Aromi et Xavier Esqué, Directrice et Directeur du prochain Congrès de l’AMP en 2018, nous attendent !

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