Numéro 169

Édito, Hebdo Blog 129

«La surmoitié, toi, moi, etc.» & «Que reste-t-il de nos paroles d’amour ?»

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« Le pacte initial, le tu es ma femme ou tu es mon époux auquel je fais souvent allusion quand je vous parle du registre symbolique, n’a vraiment rien dans son abstraction cornélienne pour saturer nos fondamentales exigences. » [1]

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La surmoitié, toi, moi, etc.[2]

Guy Briole

C’est en reprenant une observation de Sartre sur ceci que, dans l’amour que nous attendons de celui dont on veut être aimé, l’engagement n’est pas totalement libre, que Lacan avance cette formule qu’il appelle le pacte initial : « […] tu es ma femme ou tu es mon époux […] » [3]. Un pacte qu’il situe dans le registre symbolique mais pour lequel, néanmoins, il souligne aussi qu’il s’égare dans une sorte « d’engluement corporel de la liberté » [4]. En fait il existe une exigence qui excède le libre engagement. C’est un des nombreux malentendus de ce qui peut faire nouage entre un homme et une femme. Mal-entendu, le découpage du mot par le trait d’union peut s’écouter comme étant encore une de ces ritournelles lacaniennes. Donc, posons-nous la question : un homme et une femme peuvent-ils s’entendre ? Lacan répond : « Je ne dis pas non. Ils peuvent comme tels s’entendre crier » [5]. Il ajoute qu’aussi bien ils arrivent à s’entendre autrement. Par exemple sur une « affaire » ; entre-autres, « l’entente au lit » ; ce qui ne veut pas dire que ce soit la pleine réussite car, de ce point de vue-là, le ratage est aussi une modalité d’accomplissement.

La faire mère

« Tu seras la mère de mes enfants » pourrait être l’énoncé de substitution qui viendrait, après les surprises de la rencontre, apaiser l’angoisse des délices du doute. Un homme a toujours quelque chose à perdre dans le face à face avec une femme décidée à le rester. Il est empêtré dans l’insupportable à penser la perte et, l’enfant, peut aussi faire bouchon pour lui. Un bouchon balloté sur les flots agités de l’impossible réconciliation homme/femme et qui peut provoquer une chute brutale d’avoir cru pouvoir faire exister le rapport sexuel. Alors il a pu, au vif de ces « affaires » de couple, et pour garder l’amour de sa femme, s’être précipité à la faire mère. Ainsi, inconsciemment, il échappait à la castration de ne pas avoir à la mettre en jeu, en se montrant désirant. L’option prise était sur l’autre versant : faire le père auprès de la mère, s’affairer avec elle autour de l’enfant. On pourrait dire que c’est un père d’aujourd’hui ; sauf que cela existe de toujours.

Lacan n’hésitait pas à situer la fonction du père réel sur le versant castrateur par sa présence effective, « besognant […] la mère. » [6] Autrement dit, celui qui se tourne vers la femme que la mère est.

Mais voilà que se profilent d’autres embrouilles. La jalousie en est une. Comment cette femme qu’il « a faite mère » en viendrait aujourd’hui à moins s’occuper des enfants et à dire son insatisfaction de femme. S’il « adore » la femme en elle, il a raté à l’emmurer dans la figure d’une « mère admirable ». C’est alors que se déploie le dialogue de sourds du couple : là où il la veut « admirable », versant mère, elle cherche à être « admirée », pour le moins, « regardée » comme femme par un homme. Quand il tente de se convaincre qu’il la désire, un détail manque : ce désir surgit chez lui quand il prend conscience que c’est elle qui ne le désire plus ! La femme a fait exploser la mère ; elle pourrait donc désirer ailleurs. Le voilà désemparé face au défi de cette rebelle ; doublement belle !

Tentés par l’amour

L’amour est la réponse la plus sure à faire bouchon à la castration, au rapport sexuel qu’il n’y a pas. L’homme n’a alors d’autre choix que de croire à l’amour et, pour cela, il croit une femme car elle y croit, elle aussi : elle aime l’amour. Alors, pourquoi la croire ? Mais, dit Lacan, « parce que l’on n’a jamais de preuve qu’elle ne soit pas absolument authentique. » [7] Et, plus généralement, les femmes sont tellement intéressées à parler d’amour que cela intrigue les hommes, eux, de leur côté, très occupés à essayer de lever les doutes qui les taraudent et de s’adonner à la répétition.

Oser la modernité 

Au XXIe siècle comment un homme doit-il se situer par rapport à une femme ? En privilégiant la recherche d’une complicité, à partir du féminin ? Au contraire doit-il, peut-il, soutenir une position plus assurée du côté « viril » ? C’est qu’aujourd’hui, l’une comme l’autre de ces deux postures, peuvent être contestées, par les femmes elles-mêmes.

La rencontre du pas-tout et de la norme mâle est toujours manquée ou, pour le moins, elles n’ont pas la même temporalité. J.-A. Miller oppose l’atemporalité de l’amour à la temporalité de la jouissance. Côté homme, dit-il, la jouissance phallique a un cycle, c’est une jouissance « scandée » : quand c’est joui, c’est joui ; ça tombe ; c’est fait ! [8] » Du côté féminin, quand c’est joui, ça ne peut pas finir ainsi, l’amour prend le relai. Alors toutes les temporalités se rencontrent : ensembles, l’une après l’autre, l’une avant l’autre.

Par ailleurs, il semble que l’on s’oriente toujours davantage vers des modes de jouir qui impliquent moins la mise en jeu des corps ; chacun pouvant se suffire avec les appareillages de la modernité. On demande de l’amour. Pour la jouissance, il serait possible de faire autrement. Le pulsionnel pousse sous le voile de l’amour, mais ne perce pas, il s’est rendu au sacrifice sur l’autel du pas-tout.

De la surmoitié au pas-tout

La tentation serait, tout de même, de se retrouver dans l’espace de l’étreinte dont la compacité recouvrirait tout sauf que, si la femme y est, c’est comme pas toute. « Rien de plus compact qu’une faille » [9], c’est le ratage assuré. Le surmoi pousse à l’impératif jouis en même temps que, dans cette course, se vérifie l’impossibilité de rejoindre sa surmoitié [10].

La psychanalyse ne promet pas un nouvel amour, elle confirme l’impossible du rapport entre les sexes. Néanmoins, le nouveau pourrait être au bout de l’analyse, dans un rapport différent à son inconscient. Lacan évoque un « amour civilisé » [11]. Configuration dans laquelle un homme un peu moins « encombré du phallus » [12] pourrait faire d’une femme, non pas son symptôme, mais sa partenaire. Dans ce lien nouveau il pourrait, lui aussi, y être comme pas-tout. Par exemple en offrant à une femme, non pas ce que l’on n’a pas, mais un intérêt singulier pour elle, qui ne l’aliène pas ; qui ne l’oblige pas se situer dans le rapport à une demande, ni dans une exigence de réciprocité, en miroir.

Pierre Naveau, dans son très beau livre, Ce qui de la rencontre s’écrit, souligne qu’il est essentiel, afin que le lien reste vif, que ce qui fut contingent dans la rencontre « se renouvelle constamment à travers l’impossible conversation entre les deux « amants ». « Qu’elle soit impossible n’empêche pas qu’elle existe. » [13]

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Que reste-t-il de nos paroles d’amour ?

Rose-Paule Vinciguerra

 

Symbolique

Ces paroles « tu es ma femme », « tu es mon époux » dont Lacan fait état au fondement de la relation de couple dans le mariage – mais pas seulement – sont des paroles qui reconnaissent le partenaire comme tel. Comme le théorise le philosophe John Austin dans son ouvrage « Quand dire, c’est faire » [14], une telle formulation est un performatif, c’est-à-dire que ce n’est pas un constat, cela ne se pose pas sur un plan de vérité objective. Mais cela révèle une valeur de vérité subjective concernant le sujet qui émet cette proposition et à ce titre, c’est une énonciation qui engage le sujet qui parle.

Lacan dans le « Discours de Rome », dès 1953, avait dit de cette parole de pacte qu’elle était un « hommage lige » [15] fondant le sujet qui parle dans son authenticité. En quoi ?

Cela le fonde parce que, précise Lacan, l’émetteur, pour communiquer son message, doit le recevoir du récepteur ; encore n’y parvient-il qu’à l’émettre « sous une forme inversée » [16]. C’est en effet à partir du « tu » que le « je » s’identifie.  En disant « tu es ma femme » ou « tu es mon époux », c’est en fait son propre message que l’émetteur reçoit de son partenaire. Ce message se veut être un « je suis ton homme », voire comme le dit Jacques-Alain Miller « je suis un homme » ou bien « je suis ta femme », voire « je suis une femme » [17]. Ainsi le « je » fait-il allusion à lui-même à partir de l’Autre. Mais cette parole peut opérer pour lui un changement tel qu’il ne sera plus le même avant et après elle.

Pourtant, avait noté Lacan dans le Rapport de Rome, ce qui « se voit de façon exemplaire », c’est « que la parole n’est en aucun des sujets, mais en le serment qui les fonde […] » [18]. La reconnaissance signifiante vient ici du grand Autre. Bien plus, cette « relation de reconnaissance […] s’engage devant la transcendance et devant les hommes dans la foi de la parole donnée ». Le serment convoque l’Autre de la bonne foi « au-delà du langage » [19] et va jusqu’à convoquer Dieu. On peut ici penser à ces mariages clandestins, fondés sur un serment réciproque que le droit canonique avait admis au XIIe siècle avant que l’Église ne révoque, par décret disciplinaire en 1563, ce droit à des mariages fondés sur la seule parole consentante [20].

Ainsi, ce couple de la reconnaissance par une parole pleine est-il un couple du signifiant [21]. À cette époque, Lacan faisait du signifiant le fondement idéal du couple [22]. Mais pour autant, cela n’ouvre sur aucune certitude car l’Autre ne peut pas me dire ce que je suis [23]. Il ne peut pas me le dire car le sujet n’a pas qu’un statut identificatoire, il comporte un être qui ne peut pas se saisir au niveau de l’Autre.

Imaginaire

Mais pourquoi Lacan dit-il dans cette citation que ce pacte « ne sature pas nos fondamentales exigences » ?

Lacan évoque à l’occasion de ce pacte ce qu’il appelle l’ « abstraction cornélienne ». Ces paroles en effet dans leur condensation et leur poinçon d’éternité, prennent une allure cornélienne. Il manque en effet à ce pacte quelque chose de plus « concret » [24], nous dit Lacan.

De façon concrète en effet, il peut s’avérer que la « foi jurée » par le partenaire vaille, comme il le précise, « au moins le temps qu’il faut à celui-ci pour en répudier la promesse » et même que le pacte puisse être émis « légèrement » [25].

Mais encore plus « concrètement », il faut dire que la libido n’est pas évoquée dans ce pacte. Pourtant, cette libido circule entre les partenaires, mais c’est entre les partenaires du couple imaginaire que Lacan traduit à cette époque par a-a’. Ce couple qui parle dans le discours commun, est pris dans ce que J.-A. Miller a nommé « un miroir de parole » [26]. Dans ce « miroir de parole », il y a seulement Verliebtheit, fascination imaginaire, déploiement de jouissance.

L’amour en tant que narcissique vient donc limiter le symbolique. Et il est plutôt « amour-catastrophe », « une forme de suicide », dira même Lacan car le narcissisme engage la toute-puissance et a partie liée avec la mort.

Il faut donc dire que ce pacte s’étage dans toute une gamme de nuances, tout un éventail de formes qui jouent entre l’imaginaire et le symbolique. C’est ce que Lacan nomme dans le séminaire Le transfert « les oscillations de l’amour »[27] .

Réel

 Ainsi, le pacte symbolique qui était, comme Lacan le dit dans les premiers séminaires,  l’amour dans sa forme achevée,  ne suffit pas à  fonder le couple ; il va même devenir plus tard sous sa plume « un air de sansonnet » [28]. Si le couple reste noué, c’est, dit-il « malgré ça ». En 1980, il équivoquera sur « Fiction [et non fonction] et chant [et non champ] de la parole et du langage » [29].

Car finalement quel est le réel en jeu dans cette affaire de couple ? Le réel, c’est qu’il y a un incommensurable entre homme et femme. Il n’y a pas dans l’inconscient de signifiants différenciés qui permettraient d’inscrire deux sexes. Le réel du couple, c’est le non-rapport [30] et cela ruine la notion de pacte symbolique. Il n’y a pas de lien entre la jouissance de l’un et celle de l’autre. Assurément, il n’y a pas d’« acte symbolique du coït » et de la relation sexuelle, on ne peut tirer un ergo sum homme ou un ergo sum femme », notait J.-A. Miller [31]. Mais il n’y a pas non plus de pacte symbolique du coït.

Interdit de l’inceste

Mais qu’est-ce qui peut alors nouer un couple si l’Autre n’existe pas, si réel et symbolique font que les choses « se nouent autrement » [32]? C’est que le symbolique fait trou dans le réel. Mais quel est ce trou ? C’est celui de l’interdit de l’inceste [33], avance Lacan dans « RSI ».  La seule chose qui puisse alors faire nœud dans le couple, c’est le symbolique de cet interdit en tant que tel.

La perspective est inversée. Ce qui noue n’est pas le plein de la parole mais le trou de l’interdit.

Alors l’amour peut-il encore se dire ?

L’amour est ce qui tente de suppléer à ce qui d’aucune façon ne peut se dire, c’est-à-dire au rapport sexuel en tant qu’inexistant. À cet égard, « tu es ma femme », « tu es mon époux », eh bien,  ça ne vient que « faire bouchon à l’absence de rapport sexuel » [34].

Que reste-t-il donc de l’amour ? Il reste « deux mi-dires » [35], énonce Lacan. Mais ces « deux mi-dires […] ne se recouvrent pas […]. C’est la division irrémédiable […] sans aucune médiation ». Ce qu’on peut tout juste avancer, c’est que ces deux savoirs irrémédiablement distincts peuvent être connexes ! « Quand ça se produit, ça fait quelque chose de tout à fait privilégié » [36]. Mais si les deux savoirs ne peuvent être que connexes, quel est alors le privilège de l’amour ? Eh bien, c’est d’« apprendre indéfiniment la langue de l’autre en tâtonnant » [37], c’est de continuer à déchiffrer la contingence de la rencontre en sachant que rien ne pourra jamais, jamais entièrement dissiper le malentendu.

[1] Lacan J., Le Séminaire, livre I, Les écrits techniques de Freud, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil,1975, p. 242.

[2] Duetto lors des 48e Journées de l’ECF, le 16 novembre 2018.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Lacan J., Le Séminaire, livre XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006, p. 145.

[6] Lacan J., Le Séminaire, livre VII, L’éthique de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1986, p. 355

[7] Lacan J., Le Séminaire, livre XXII, « R.S.I. », Leçon du 21 janvier 1975. Inédit.

[8] Miller J.-A., « Introduction à l’érotique du temps », Mental, avril 2009, n°22, p. 18-19.

[9] Lacan J., Le Séminaire, livre XX, Encore, Paris, texte établi par J.-A. Miller, Seuil, 1975, p. 14.

[10] Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 468.

[11] Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non dupes errent », Leçon du 12 mars 1974. Inédit.

[12] Lacan J., Le Séminaire, livre XXII, « R.S.I. », op. cit., Leçon du 21 janvier 1975.

[13] Naveau P., Ce qui de la rencontre s’écrit. Paris, Éditions Michèle, 2014, p. 200.

[14]John Austin,  How to do things with words, Clarendon Press, Oxford, 1962.

[15] Lacan J., « Discours de Rome », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 155.

[16] Lacan J., Fonction et champ de la parole et du langage, Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 298.

[17] Miller J.-A., « L’orientation lacanienne, Des réponses du réel », Enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, 1983-1984, cours du 11 Janvier 1984, inédit.

[18] Lacan J., « Discours de Rome », op.cit., p.155.

[19] Lacan J., Le Séminaire, Livre III, Les psychoses, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 1981, p 63.

[20] Smadja É., Le couple et son histoire, Paris, PUF, 2011, p.15.

[21] Miller J.-A., « L’Orientation lacanienne, L’Autre qui n’existe pas et ses comités d’éthique », Enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, 1996-197, cours du 4 Juin 1997, inédit

[22] Ibid.

[23]  Miller J-A, « L’orientation lacanienne. 1,2,3,4 », Enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, 1984-1985, cours du 20 Mars 1985, inédit.

[24] Lacan J., Le Séminaire, Livre I, Les écrits techniques de Freud, op. cit., p. 242.

[25] Lacan J., « Rapport de Rome », op. cit., p. 155.

[26] Miller J-A, « L’orientation lacanienne, 1, 2, 3, 4 », op. cit.

[27] Lacan J., Le Séminaire, Livre VIII, Le transfert, texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2001, p. 459.

[28] Lacan J., Le Séminaire, Livre XXII, « R.S.I. », op.cit., leçon du15 avril 75, inédit.

[29] Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 46.

[30] Lacan J., Le Séminaire, Livre XXII, « R.S.I. », op. cit.

[31]  Miller J-A, « L’orientation lacanienne. De la nature des semblants », Enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, 1991-1992, cours du17 Juin 1992, inédit.

[32] Lacan J.,Le Séminaire, Livre XXII, « R.S.I. », op. cit. leçon du 14 Janvier 1975.

[33] Ibid., leçon du 15 avril 1975.

[34] Miller J-A, « L’orientation lacanienne. De la nature des semblants », op. cit., cours du 17 Juin 1992.

[35] Lacan J., Le Séminaire, Livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 15 Janvier 1974, inédit.

[36] Ibid.

[37] Miller J.-A., « L’amour en questions », Psychologies Magazine, Octobre 2008, n° 278.

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