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Entre parole et écriture : une expérience au CPCT

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L’effet de formation au CPCT est passé, pour moi, essentiellement par le travail d’écriture des cas, et par les échanges et les rencontres que mon engagement au CPCT a favorisés.

Travail d’écriture des cas, mais surtout de ré-écriture – entre le contrôle et le cartel, le cartel et le séminaire interne, et ensuite le rendez-vous clinique – à partir d’une question, d’une remarque qui m’était adressée et, sans doute essentiellement, à partir de l’énonciation attenante. C’est dans ce circuit entre une parole entendue dans un des lieux d’élaboration du CPCT et le travail plus intime de l’écriture et du contrôle, que j’ai saisi, entre surprise et satisfaction, un petit savoir : une articulation plus juste pour lire le cas, un concept théorique complexe qui s’éclaire un instant.

Disons que l’expérience du CPCT nous pousse inévitablement vers ce travail d’écriture, et donc vers le resserrage d’un point permettant de remanier la construction du cas, et qui a un effet de formation bien au-delà du cas.

Ainsi, l’expérience du CPCT reste pour moi indissociable du travail d’écriture. Elle l’est aussi des rencontres que j’ai pu y faire. Au CPCT bien plus qu’ailleurs, un bref échange, une discussion impromptue avec une collège a bien souvent suscité le désir d’approfondir un point, d’explorer ou de remanier une hypothèse clinique – bref, d’en savoir plus. Et de relancer le désir du côté de l’expérience analytique.

Ainsi, si l’effet de formation est passé par ces petits savoirs qui ont « infusé », pour reprendre le terme de Marie Lallouet[1], qu’en a-t-il été ? C’est après la soirée conclusive de ces deux années au CPCT, où chacun a pu témoigner à haute voix de l’effet formateur de cette expérience, que la réponse m’est apparue plus clairement. L’effet de formation se situe dans un abord différent du cas. Davantage du côté de « l’épaisseur » du cas (des hypothèses et de ce qui permet de les soutenir, ou non) que des effets thérapeutiques. C’est faire autrement avec ce qui rate.

Néanmoins, une question dont je me suis saisie à mi-parcours me semble être un préalable toujours à remettre à l’épreuve de sa pratique, au cours de cette expérience au CPCT : « qu’y-a-t-il de ‘‘psychanalytique’’ dans ce que nous faisons ? »

[1] Cf. Conversation « Les enfants et le savoir dans les livres », avec Marie Lallouet, Éric Laurent et Lilia Mahjoub, lors de la journée du CPCT-Paris : « Que savent les enfants ? Questions et réponses au CPCT », le 28 septembre 2019, inédit.

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