Judith et le Commandeur

 

Judith et le Commandeur [1]

dimanche 5 juin 2022

Une collègue de Buenos Aires m’a tweeté hier soir le film d’un entretien avec Judith, en espagnol, et dans son cabinet, je pense. Je n’avais jamais vu ce document, ce qui n’est que la partie 2/5. Il est pour moi … C’est elle. Judith Miller, fille de son père. Je retweete.

Je n’ai pas encore regardé les 4 autres parties. Ma gratitude va à Susanay T.H. Je vois sur son fil un tweet où elle me reproche de refuser de lui accorder un quart d’heure d’interview. Pardon. Mais je suis comme ça. Je m’aperçois qu’il y a sur le net d’autres vidéos de Judith.

En réponse à Susanay Tomas Hoffmann

Écoutez Susanay, ne vous donnez pas la peine de me morigéner. Mon « je suis comme ça » m’a été inspiré par une vidéo de moi que je ne savais pas qui existait, datant de 2011, les 30 ans de la mort de Lacan, et que j’ai trouvée hier soir en cherchant celles de Judith. Je confiais que nous nous étions partagé les choses, mon frère et moi, de la façon suivante : à lui la lumière, à moi l’ombre. Il est aux anges d’être reconnu et applaudi dans la rue. Je reste confiné dans le Champ freudien, mon cabinet, ma bibliothèque, et avec mes ami.e.s. Twitter me donne maintenant de l’air. Visiblement, ça dérange, ce n’est pas du jeu. Je suis le Commandeur, il ne remue pas, ou c’est la catastrophe. Bon. Eh bien, la gratitude que j’ai pour vous, pour servir si bien la mémoire de Judith, me fait vous dire : demandez-moi ce que vous voulez – dans les limites de la simple raison, comme dit Kant – et je le ferai.

 

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[1] Texte établi par Katty Langelez-Stevens, non relu par J.-A. Miller et publié avec son aimable autorisation.