Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

Édito, Hebdo Blog 107

Sous l’égide d’Ernesto

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Après les tumultueux mois d’avril et mai, l’organisation des 47èmes Journées de l’École a été lancée avec l’affiche, l’argument et le blog des Journées qui viendra à la rencontre de ses lecteurs cette semaine sous la forme de sa newsletter. La bibliographie des journées suivra ainsi que, bientôt, l’appel aux travaux dans les salles multiples. Des équipes s’activent déjà depuis plusieurs semaines avec plus de cent personnes mobilisées à partir du désir de chacun d’offrir à L’École des journées qui soient à la hauteur du thème qu’elle s’est donnée cette année.

A l’heure où on voudrait faire accepter aux êtres parlants que tout pourrait s’apprendre, par le biais de protocoles, de tutoriels, de recommandations de bonnes pratiques, ou d’ « éducation thérapeutique », il ne serait pas négligeable de rappeler l’indication de la Divine Marguerite, par la bouche d’Ernesto, le personnage de La pluie d’été : que le sujet sait déjà et que ce savoir vient trouer le savoir qu’on essaie de lui faire ingurgiter. Accepter ce trou dans le savoir, que le savoir Inconscient suppose, le reconnaître, peut permettre à un sujet d’apprendre réellement à partir de ce qu’il sait et à partir de ce qu’il ne sait pas.

Apprendre : Jacques Lacan n’a pas cessé de nous donner des indications à partir de cette opération qui n’apparaît pas au premier plan au centre de l’expérience analytique. La parution de la bibliographie, formidablement parcourue par les équipes coordonnées par Michel Héraud, laissera apercevoir ce fait bientôt : les références à ce terme abondent dans son enseignement.

Si le sujet vient pour être soulagé de la souffrance présente dans ses symptômes, l’analyse l’amènera à parler de ce qui ne va pas et donnera par là une occasion au parlêtre de s’apprendre lui-même au delà de ce qu’il pourra cerner de sa jouissance. L’accès à ce savoir se paye d’un renoncement à la jouissance. Il faudra donc à ce niveau différencier savoir, connaissance et apprentissages, un des enjeux de ces Journées.

Alice Delarue, Omaïra Meseguer et Angèle Terrier, du comité de pilotage, ainsi que Laurent Dumoulin, maître d’œuvre auprès de Philippe Hellebois du blog des J47, lèvent un peu le voile sur ces joyeux préparatifs.

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