Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

Focus, Hebdo Blog 107

Let’s dance !

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« C’est quoi cette histoire d’ours ? » Voilà ce que j’entends ces derniers temps, et qui témoigne de la réussite de l’affiche des 47e Journées de l’École de la Cause Freudienne, parvenant à faire suffisamment énigme pour donner ainsi à chacun envie d’en savoir plus.

Qu’il le nomme apéritif, before, meeting de campagne, cérémonie du thé, bande-annonce ou préliminaires, l’être parlant a su inventer de quoi transformer l’angoissante attente en réjouissance autre, avant l’heure. Les Journées de l’École elles aussi savent l’importance de faire monter la température, et parmi d’autres initiatives, le Journal des Journées vise, entre autres, à ce teasing.

Cet année, c’est un Malappris qui arrivera dans vos boites mails chaque semaine. N’ayez pas trop peur de ce « mal éduqué, grossier, goujat », comme peut le dépeindre le Larousse, il ne doit ses mauvaises manières qu’à être, comme chacun, fils du langage. Il est en ce sens Malappris de ne pas savoir à l’avance ce qu’apprendre pourrait vouloir dire. Ainsi, se fera-t-il chambre d’écho de ce que l’énigmatique titre de ces 47e fera résonner pour chacun des auteurs. La série de ses numéros proposera non pas « les Journées avant les Journées », mais une exploration de ce qui « fait danser les ours », de ce qui agite le parlêtre dans son rapport au savoir, au un par un.

Certaines rubriques du Journal étaient attendues : Écoles, Enfances, autant de royaumes des apprentissages. D’autre invitent à des détours, à être saisi autrement par le thème : La première fois, Les initiatrices, Savoirs Lunaires, Erotiques. Peut-être prendra-t-on Freud au sérieux, et découvrira-t-on que tout de l’apprentissage ne serait pas mathématiques et conjugaisons ?

En coulisses, l’équipe du blog s’active : nous sommes passés sans transition de la rediabolisation en express du Front National à d’autres enjeux :  débattre des couleurs du futur logo, solliciter les responsables de rubrique pour que les auteurs rentrent dans la danse, corriger et éditer les textes, partir à la pêche aux illustrations, composer les premiers bouquets … Les boites mails débordent, les Iphones vibrent tant et plus, les Macbooks surchauffent : ça y est nous y sommes, nous voilà once again ours dansants ! Dansants oui, mais sur les braises de notre désir, les seules valables.

Laurent Dupont avait malicieusement laissé à David Bowie le soin de conclure les Journées sur l’Objet Regard, celles qui avaient eu lieu. Après Ashes to ashes, il restait donc bien des braises sous les cendres. Alors, Let’s Dance !

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