Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

Événements, Hebdo Blog 17

Et si la rencontre amoureuse était un acte manqué !

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Benoite Chéné a accepté de revenir sur l’après-midi de travail organisée le samedi 20 décembre 2014, par l’ACF-VLB bureau de Nantes-Saint Nazaire.

Et si la rencontre amoureuse était un acte manqué ? C’est l’une des questions qui a surgi, ce samedi, lors d’une après-midi de l’ACF consacrée au thème de la rencontre.

Pierre Naveau, à partir de son livre Ce qui de la rencontre s’écrit, s’est, en effet, prêté à la contingence des questions que lui ont posées sur son livre huit personnes montant sur scène, une par une, à ses côtés à la façon d’un speed-dating.

L’amour lacanien nous maintient éveillé, car c’est plutôt la contingence que la nécessité qui est aux commandes, la solitude plutôt que l’entremêlement, la guerre plutôt que la paix, et l’aveu plutôt que le mutisme.

Une rencontre amoureuse, ça ne s’anticipe pas, ça nous tombe dessus, c’est traumatique, on est surpris.

Quand un homme et une femme se désirent, nous ne sommes plus dans le ciel des idées, il y a les corps. Et donc ça rend la chose inavouable, ça touche à la pudeur.

L’amour ? Ça ne peut s’exprimer que par un lapsus. Mais l’événement d’un dire n’est jamais acquis, car la rencontre amoureuse ne se limite pas au jour J. Pour qu’elle se poursuive, il faut avoir un certain rapport au savoir. Il faut vouloir en savoir un peu plus et accepter d’en perdre un bout : il y a, en somme, un avant et un après.

C’est donc la manière dont chacun se débrouille avec ses symptômes qui décide de ce qu’il vous arrive ou pas. Cela demande d’inventer, il faut se fatiguer.

Si vous vous intéressez aux relations entre les hommes et les femmes, nous dit Pierre Naveau, cela demande qu’on se casse la tête.

Il faut donc un certain courage pour que puisse s’écrire quelque chose de la rencontre. Ceux « qui préfèrent leur tranquillité, eh bien, ça va pas l’faire ! », a conclu P. Naveau.

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