Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

Hebdo Blog 108, Orientation

Le contrôle et le lien à la psychanalyse

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Il y a le désir de parler, à un analyste que l’on a choisi, du point précis où se trouve un sujet en analyse. Y a-t-il analyse, ou pas ?
C’est ce qui soutient le désir de contrôle.
Qu’est-ce qui est alors mis à l’épreuve ? C’est le fait de savoir s’il y a de l’analyste.
Et, pour cela, J.-A. Miller l’a montré dans son cours « Le lieu et le lien », « il n’y a d’analyste que si le psychanalyste joue sa partie avec sa partenaire-psychanalyse ».
Le contrôle porte donc, en particulier, sur « le lien que le sujet qui analyse entretient avec la psychanalyse ».
Or, la psychanalyse change. C’est un fait.
Un réel est, là, en jeu.
L’empan du contrôle s’est, du même coup, élargi.
En contrôle, l’on parle, le plus souvent, d’un analysant ou d’une analysante. Mais il arrive que l’on en vienne à décider de saisir de quoi il retourne réellement lors d’entretiens que l’on a avec un patient, adulte, enfant ou adolescent, dans un CPCT, dans le service d’un hôpital psychiatrique ou dans une institution telle qu’un CMP par exemple.
Ainsi le contrôle s’est-il diversifié, au cours du temps, en fonction des inventions qui ont conduit à une variété d’expériences de la pratique de la psychanalyse.
L’exigence qu’implique le lien à la « partenaire-psychanalyse » se fait, par là même, plus intense encore.
Si l’on en a le désir, parler de ce que l’on fait en tant qu’analyste à un autre analyste donne à ce lien à la psychanalyse une nouvelle dimension.
Le terme de « partenaire » doit en effet être souligné.
L’analyste, bien sûr, est seul avec son acte. Mais une articulation se met en place dans le contrôle qui éloigne l’analyste du narcissisme d’une certaine solitude.
Cette articulation n’évoque-t-elle pas ce que J.-A. Miller, mettant l’accent sur la différence entre l’éthique de l’intention et l’éthique des conséquences, a dit du symptôme dans son séminaire « Politique lacanienne » : « Le sujet au niveau petit a est incomparable dans son symptôme, mais son symptôme est articulé au partenaire-symptôme. Ce n’est pas un célibat, c’est un partenariat. » ?

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