Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

A la une, Hebdo Blog 115

ça dit fuse

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Sous l’œil avisé d’Omaira qui nous indique les petits détails à ne pas oublier, l’équipe de la diffusion des J47 (Valérie Bussières, Philippe Cousty, Fanny Levin, David Oger, Patricia Wartelle à laquelle s’est jointe Marine Bouvet, pour la confection de la newsletter interne K Prendre ? et moi) nous animons la commission diffusion en lien avec les nombreux correspondants dans toutes les ACF qui participent de concerts à mettre les prochaines journées de l’École au centre des préoccupations de chacun. Je remercie ici chacun de tous ceux qui s’agitent avec nous dans leur ville, institution et qui sont les maillons essentiels à la réussite de la diffusion.

On dit et cela fuse : Patricia propose une formulation, Valérie a toujours une idée chaleureuse venue du Sud, Philippe énonce avec poésie, Fanny apporte de l’humour, David enchaîne aussi vite que souffle le vent breton. … Chacun, de ceux engagés dans la diffusion, y va de sa chair, de ses tripes parce que le désir, ça passe par le corps. Nous faisons avec ce que chacun de nous pouvons faire et formons une belle équipe !

Que ce soit en direction des orthophonistes, des psychomotriciens, des psychologues, des éducateurs dans les institutions médicales ou sociales, mais aussi les enseignants, les psychologues scolaires, tout le monde y va de son réseau, de ses connaissances, amis, pour que « Apprendre, désir ou dressage » deviennent le signifiant à la mode de l’énoncé et ce, jusqu’au 25 novembre.

La diffusion par liste électronique est une nécessité pour toucher au plus large dans tout le territoire, mais la contingence de la rencontre s’avère être riche en échange, partage. On choisit l’effet papillon : en diffusant ici, cela a un effet là-bas, aussi ! Ou l’effet « boule de neige », un flyer donné en mains propres à un enseignant sera diffusé par dizaines en salle des profs.

On envoie du matériel de ça, de là, laissant voler ces feuillets rouges dans toute la France, et au delà de l’hexagone, à la Réunion, en Corse mais aussi en Belgique, en Suisse… On dépose sur tous les bureaux des délégués ACF, des paquets, contenant le matériel de diffusion. Que ce soit des soirées cinéma, des conférences débats, des rencontres autour d’un auteur et son livre, pour chacun de ses moments, ce matériel est mis à disposition et distribué.

On diffuse tel article ou tel autre publié par le blog, en fonction de celui auquel on s’adresse, on choisit un article du blog auquel nous avons été particulièrement sensible, et on le mentionne au gré d’une analyse de pratique, des rencontres. Toutes les occasions sont bonnes pour laisser une affiche, une carte postale. Et là, on saisit l’occasion qui se présente pour montrer l’argument, les axes thématiques.

On engage la conversation face aux questions qui surgissent : « Aimer ou jouir du savoir », aimer savoir oui mais en jouir ? Ça veut dire quoi ? « Le genre : normativité ou désir ? », parce que ça peut s’apprendre, le genre ? Mais ça veut dire quoi au fait « apprendre »? Parce que dans « apprendre » il y a « a » et « prendre », prendre en soi ou prendre hors de soi ? Est-ce que tout peut s’apprendre ? Est-ce que apprendre ça ne se fait qu’à l’école ? Peut-on apprendre sans un maître ou un professeur ? Est-ce qu’on apprend à tous les âges ? Comment ça se passe le fait d’apprendre ? Est-ce que vraiment aucune recette n’existe ? Peut-on apprendre ce que l’on nous commande, programme d’apprendre ? Est-ce que l’on n’est pas plutôt confronté à une embrouille avec le savoir ? L’acte d’apprendre peut-il venir de l’Autre ? Ne serait-ce pas nécessairement en réponse à une question singulière que l’on apprend ?

L’énigme, que suscite le titre de ces journées, interpelle et nourrit la conversation que l’on entretient au un par un. Que va-t-on nous dire que l’on ne sache déjà ? Va-t-on apprendre quelque chose et quoi ?

Évidemment, ça on ne le sait pas, mais c’est justement parce que l’on ne sait pas que l’on est disposé à en savoir un peu plus…

 

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