Identités précaires au XIXème siècle, présence de l'analyste

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Apprendre du trauma à Nancy avec S.Chiriaco

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Le 23 septembre dernier, dans le cadre de la préparation des Journées de l’Ecole, « apprendre, désir ou dressage » organisée par l’ACF-Est, Sonia Chiriaco nous a rejoints à Nancy pour une conférence intitulée « Apprendre de la répétition pour s’en arracher » dont voici l’argument : 

« La répétition, c’est ce que l’analysant découvrira immanquablement en s’engageant dans le dispositif freudien. Il apprendra qu’elle est rebelle, inéducable, et qu‘elle implique le corps. Il lui faudra en prendre la mesure pour parvenir à s’en détacher un tant soit peu ».

Nous étions nombreux, venus des quatre coins de l’Est, Strasbourg, Metz, Saint-Dié et Bar-le Duc, pour l’écouter et participer à la discussion soutenue par un cartel de préparation autour de son livre Le désir foudroyé avec des questions en perspective des Journées :

Qu’apprend-on d’une analyse ? Qu’apprend-on du trauma et de la répétition ?

A travers un parcours théorique de Freud à Lacan allant de la répétition à l’itération, Sonia Chiriaco nous a introduits petit à petit à la jouissance qu’il ne faut pas, celle de l’excès, des cauchemars, de l’addiction, de la pulsion de mort qui excède le principe de plaisir et à son côté incurable : en effet la satisfaction elle-même tient au ratage du but et à la répétition du circuit de la pulsion.

Il faudra des tours et des tours d’analyse, pour instaurer la dimension de la perte et la construction du fantasme qui a permis d’y parer.

Alors s’entrevoit à travers la répétition chaque fois un peu différente, l’itération, donc la répétition du même, rencontre contingente avec Lalangue. « La jouissance dépend du langage, du hasard de sa rencontre avec le corps ». Là est le véritable traumatisme initial.

L’appréhension des restes sinthomatiques de cette opération permettra de « savoir-y-faire » avec son sinthome.

Enfin, à travers un cas clinique, Sonia Chiriaco nous a introduits à ce qui se passe « au joint le plus intime du sentiment de la vie ». Pour une patiente, la notion de responsabilité subjective dans ce qui lui est arrivé lui a permis de construire un fantasme qui l’a sauvée et son élucidation dans la cure, lui a donné un gain de vie et un désir infini d’apprendre.

Lorsqu’un bout de savoir débusque un peu de réel, le réel ne vous lâche plus et ne vous lasse plus d’en apprendre davantage.

Tant qu’on a envie d’apprendre, on est en vie !

Alors, rendez-vous aux Journées d’automne

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